Nettoyer la nature

by carolfo33

Nettoyer la nature

pour protéger ce que l'on aime

Quand je vois ce déchet par terre dans la nature, est-ce ma responsabilité de le ramasser ? Il y a beaucoup de débats autour de ce sujet et des opérations de ramassage de déchets (est-ce le bon moyen de sensibiliser ? Est-ce scandaleux d’emmener des jeunes écoliers faire du ramassage de déchets ? Est-ce un outil de greenwashing utilisé par certaines entreprises pour se déresponsabiliser ? …). Je ne cherche pas forcément à me positionner dans ce type de débat, mais ce qui est sûr c’est qu’il ne faut plus trop se poser de questions ! Le nettoyage de la nature est devenu une chose nécessaire, peu importent les motivations ou les défauts de la pratique. Je vous donne l’exemple le plus évident de la pollution marine.

déchet océan

L’océan fait partie d’un des milieux naturels que j’affectionne, où j’aime me balader, patauger, glisser sur les vagues – ou plutôt me prendre des rouleaux – ou simplement me poser pour écrire, rêver et dormir. Prendre l’air marin et passer un bel après-midi à la plage, ça nous fait du bien, autant à notre corps qu’à notre esprit !

Malheureusement, le problème de pollution est difficile à ignorer quand on se promène sur une plage non nettoyée et que l’on constate la quantité de déchets accumulés ; ce n’est que la face visible !

En 2007, le “7e continent” ou le “continent de plastique” a été découvert dans l’Océan Pacifique. Il s’étale aujourd’hui sur une surface équivalente à six fois celle de la France et ne cesse de s’agrandir. Je poursuis ma lancée de statistiques pertinentes et attristantes : 

  • 65% des déchets ramassés sont des objets à usage unique ; 
  • 80% des déchets dans l’océan proviennent des terres, charriés par les cours d’eau et les canalisations et aussi abandonnés sur les plages ; 
  • Seulement 15% des déchets marins sont rejetés sur la plage ; 
  • Une bouteille en plastique met environ 450 ans à se décomposer dans l’océan ;
  • Lors de sa décomposition, le plastique se réduit en très petits fragments appelés micro-plastiques, aujourd’hui présents sur la majorité des plages dans le monde ;
  • Ces microparticules sont aussi ingérées par les poissons et fruits de mer (qui finisse dans nos assiettes) ;
  • 100 000 mammifères marins et 1 million d’oiseaux marins meurent chaque année à cause de la pollution plastique ;
  • D’ici 2050, on estime que le poids du plastique dans les océans sera supérieur à celui des poissons ;

Bien évidemment, la meilleure solution reste d’agir avant que le mal soit fait : avant que la bouteille soit achetée, puis qu’elle s’égare dans la nature, puis qu’elle finisse emportée par une rivière pour être rejetée dans l’océan, pour se décomposer très lentement et finement et qu’elle finisse par tuer notre environnement naturel ou en microparticules dans notre corps… 

Bref, on peut agir à différents niveaux et, pour reprendre les mots de Jacques Cousteau, il semble nécessaire de “protéger ce que l’on aime” en agissant avec notre pouvoir de consommateur et d’(éco)citoyen.

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